"Partir photographier des éruptions volcaniques c'est pour moi aller à la rencontre des forces de la Terre, et témoigner des premiers jours de la Création. La vision des volcans d'Hawaii en 1997 fut une révélation. Depuis, à l'annonce de la moindre éruption volcanique, j'avoue ressentir l'envie irrépressible de partir au pied levé. La photographie de ces phénomènes grandioses est également le moyen pour moi de m'immerger, pour un temps, dans un univers qui me dépasse complètement.
"Partir photographier des éruptions volcaniques c'est pour moi aller à la rencontre des forces de la Terre, et témoigner des premiers jours de la Création. La vision des volcans d'Hawaii en 1997 fut une révélation. Depuis, à l'annonce de la moindre éruption volcanique, j'avoue ressentir l'envie irrépressible de partir au pied levé. La photographie de ces phénomènes grandioses est également le moyen pour moi de m'immerger, pour un temps, dans un univers qui me dépasse complètement.
Chaque situation éruptive est différente. Il est donc important d'avoir une bonne connaissance des phénomènes pour appréhender les aspects techniques et sécuritaires. C'est pour cela que je ne pars jamais seul car, en pleine concentration au moment des prises de vues, il est difficile, voire impossible, de suivre en même temps l'évolution des phénomènes éruptifs et d'avoir une exacte appréciation de leur ampleur. Il faut toujours être prêt à fuir au plus vite, quitte à abandonner le matériel photo sur place. Les pellicules photos déjà faites ne me quittent pas ; j'en bourre mes poches, au cas où !
Pour l'équipement photographique, nous dépendons du type d'activité volcanique : certains phénomènes sont accessibles de très près et d'autres de quelques kilomètres. La base commune est le AF-S 28-70mm f/2.8, AF-S 17-35mm f/2.8, AF-S VR 70-200mm f/2.8, deux Nikon F6 et leurs poignées d'alimentation. Si les phénomènes sont observables de près, j'utilise le grand angle AF 28mm f/1.4 sinon des téléobjectifs et zoom et l'indispensable AF-S VR 300mm f/2.8.
La phase de prise de vue n'est que la partie émergée de l'iceberg, Et derrière une seule photo réussie, il y a toute une logistique qui a été mise en place, histoire (pas si simple d'ailleurs) "d'être au bon endroit au bon moment". Mais les longues marches d'accès, l'inconfort, la fatigue, les conditions météo capricieuses sont très vite envolées face au spectacle.
Encore quelques mois à guetter les dernières infos brûlantes des volcans, à être informé au plus vite par le réseau des passionnés de volcans toujours en alerte, et je pourrais achever la réalisation du livre "Volcans, Montagnes de Feu" sur lequel je travaille."
Olivier Grünewald